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Support photographique et lettre de Sganarelle à Don Juan

Ayant tous les quatre lus la pièce de théâtre moliéresque “Dom Juan”, nous avons éprouvé une envie prononcée de la doter d’une fin autre.
L’intrigue dépeint le portrait du personnage de Dom Juan, épouseur à toutes mains, qui transgresse l’ensemble des normes de la société de l’époque ; il constitue un personnage incarnant le mal et le diable. Sganarelle, son valet, est infériorisé par ce maître séducteur et tente de rééquilibrer la pièce en réinstaurant la morale sociétaire et pieuse.

Dans le dénouement, Dom Juan subit le châtiment divin et est jeté en Enfer, après avoir usé de son statut de gentilhomme pour séduire et tromper. Lors de cette dernière scène, Sganarelle surplombe un gouffre qui vient de se former, et s’adresse à son maitre qui a disparu dans les entrailles de la terre. Il clôt la pièce sur une note comique, à la suite d‘un évènement tragique, en réclamant son dû : « Mes gages ! Mes gages ».

Nous avons donc décidé de conclure cette pièce par une lettre à destination de Dom Juan, que Sganarelle laisse échapper par le trou béant. Ce billet se présente tel la voix intérieur d’un valet piétiné par un maître aux valeurs contraires aux siennes.

En annexe et complément, nous avons pris l’initiative d’illustrer cette fin de pièce improvisée par une photographie. Penché au bord du gouffre qui détient Dom Juan prisonnier, Sganarelle déchaîne sa colère sur son maître. Dans un dernier effort de communication avec Dom Juan, il rédige une missive dans un élan de rage, et la lance dans le gouffre. Il libère ainsi ses pensées qu’il retenait enfermé dans son cœur depuis si longtemps et avoue au maitre des vérités impossibles à déclarer de son vivant.
Laissant libre cours à notre imagination, nous avons décidé d’utiliser un toboggan comme symbole d’une trappe menant en Enfer, pour réaliser la photographie. Nous avons ensuite improvisé afin que l’image finale donne l’impression que le gouffre plonge vers le centre de la Terre.

Léocadie MARTIN, Sophie TABET, Maxime CLAUDEL, Atika BOKHARI