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Sortie SVT des 6es à Cuc Phuong (suite n°2 ; 1/2)

Les travaux des élèves

par GARNIER Vincent

Les activités proposées aux élèves dans le cadre de cette sortie étaient indiquées dans un « carnet de l’explorateur ».
Il était prévu que les élèves travaillent par groupe de 4 ou 5, avec des rôles définis (responsable du matériel, rapporteur/collecteur de données, …) et ce, afin de développer l’esprit d’équipe, de coopération.

Les activités étaient les suivantes :

  • mesurer, à l’aide de sondes reliées à une console VTT, les paramètres physiques de l’environnement comme la température (en °C), l’hygrométrie (en pourcentage d’humidité relative, % HR) et la luminosité (en Lux).
  • estimer l’abondance de différents groupes d’êtres vivants, sans être trop précis dans leur identification (ex : insectes, champignons, …). Pour cela, ils devaient utiliser des cadres en bois (50x50 cm), les jeter un peu hasard puis dénombrer ce qu’il y avait à l’intérieur en proposant une abondance sur échelle allant de 0 = absent à 4 = très abondant.

Certes, cette technique ne peut pas permettre vraiment de connaître la réelle abondance des espèces, mais elle peut être utilisée pour une approche statistique de la répartition d’une population animale ou végétale. Ce n’est pas de notre niveau en 6e mais l’utilisation de ces cadres a permis aux élèves de découvrir une approche méthodologique permettant une « estimation » ce qui est différent d’une « mesure ».

  • observer, réaliser un dessin d’observation d’un végétal, d’une animal au choix et d’un singe en décrivant un de ses comportements.
  • questionner, s’interroger, en particulier au musée, dans les centres de protection des singes et tortues sur l’influence de l’Homme sur son environnement.
  • classer les êtres vivants rencontrés. Cela était limité aux animaux et particulièrement aux insectes avec une clé de détermination permettant de déterminer l’ordre (ex : coléoptère, orthoptères, lépidoptère, …). Pour les végétaux nous ne disposions que d’une flore apportée par M. Delannoy, qu’il obtenue auprès de Mme HUL, botaniste laotienne au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, spécialiste de la flore du Laos, Vietnam, Cambodge (que nous remercions) et auteure de l’ouvrage. Par ailleurs, les orchidées qui étaient un des objectifs de comparaison avec la flore normande, n’étaient pas encore en fleurs à cette époque de l’année et donc impossibles à déterminer.
  • photographier avec le plus de détails possibles (en macro) les êtres vivants afin de pouvoir les déterminer ultérieurement.

BILAN

Points négatifs

Il faut être honnête : certains objectifs relatifs aux activités n’ont pas été vraiment atteints et ce, pour plusieurs raisons :

  • les mesures des paramètres physiques devaient être faits toutes les 30 min. mais il n’y avait que deux consoles pour 3 groupes. Et les paramètres variaient peu.
  • l’estimation de l’abondance a un peu dérouté les élèves.
  • le programme était peut-être un peu trop ambitieux surtout que la fatigue s’est rapidement fait sentir.
    Par conséquent, les graphiques présentés ci-après, réalisés par M. Covet, l’ont été à partir des données compilées dans tous les « carnets d’explorateur » et légèrement « arrangées » (par moi-même) pour être lisibles. Il faut l’admettre pour relativiser leur portée scientifique. Néanmoins, nous ne sommes que des amateurs là pour apprendre. Il n’a pas donc pas vraiment été possible de mettre en relation la répartition des êtres vivants sur un même site.
    Néanmoins, d’un site à l’autre, il est intéressant de corréler l’absence de luminosité dans la grotte et l’absence de végétaux, et la très faible biodiversité dans celle-ci. Cela contraste avec la forêt et le jardin botanique.
  • l’exercice de classification n’a pas pu être fait, par manque de temps sur place et même de retour en classe afin poursuivre le programme de SVT. La partie du programme relative à la classification scientifique des êtres vivants a été faite à l’automne dernier et les évaluations avaient été très satisfaisantes pour l’ensemble des trois classes. Ce n’est donc pas trop grave si cela n’a pas pu être fait comme prévu à Cuc Phuong Et les données récoltées serviront pour les 6es de l’année prochaine.

Points positifs

  • les dessins d’observation sont nombreux et beaucoup sont très réussis. Les meilleurs ont été scannés et sont dans le portfolio en fin d’article.
  • les photographies réalisées par les élèves sont impressionnantes comme vous pourrez le constater dans le portfolio de l’article suivant (2/2). Nous en avons rapporté environ 4000 (oui oui, 4000) ! Après de nombreuses sélections, il en reste 467. Certaines ont clairement un intérêt scientifique en révélant des détails anatomiques, d’autres ont un intérêt artistique ou journalistique.
  • la sensibilisation à la préservation de la biodiversité est une satisfaction car les élèves ont fait preuve, dans leur grande majorité, d’un réel enthousiasme et ont été souvent émerveillés par les formes de vie étonnantes que nous avons croisées.

Les élèves en tant que citoyens et décideurs de demain (la génération future) garderont je l’espère, des souvenirs agréables et positifs de cette sortie. Ils auront également été sensibilisés aux métiers relatifs à la biodiversité mais aussi au métier de photographe artistique et/ou naturaliste.

Un grand merci donc et félicitations aux élèves pour leurs productions de qualité, leur curiosité, leur bonne humeur (malgré le parcours de 7 km en forêt !), et leur comportement pendant le séjour.

Portfolio