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Sacoche et ces fameux devoirs en temps libre...

Une question récurrente ces derniers temps pour celles et ceux qui utilisent l’évaluation avec Sacoche : est-il possible, comme avec tout logiciel de gestions des notes, de pondérer (mettre un coefficient à) une évaluation ?

Sacoche n’est pas fait pour pondérer les évaluations, on aurait par ailleurs du mal à expliquer alors le calcul de la moyenne périodique, trimestrielle ou autre, à un élève, un parent ou un collègue ; aussi se retrouverait-on avec une pondération horizontale (chronologique) et verticale (par items du référentiel) ce qui est le mode de calcul actuel auquel on devrait ajouter une pondération diagonale ou biscornue de pondération des items en fonction du type d’évaluation. Vous n’y comprenez rien ? Et bien c’est normal B-) et c’est pour cela que ce n’est pas possible.
Pondérer les évaluations, cela est un peu contraire à l’idée de l’évaluation par compétences. Pondérer une évaluation, c’est pondérer une note globale qui recouvre plein d’items, chacun noté différemment et chacun affecté de coefficients.


On ne va quand même pas compter un devoir en temps libre comme une évaluation individuelle ?

Sacoche, comme les pratiques pédagogiques, est flexible et il existe ainsi plus de solutions que de problèmes. Il est ainsi possible

  • de faire un domaine réservé plutôt au devoir maison dans votre référentiel avec des compétences transversales (narrations de recherche, qualité de la rédaction, rigueur,...) que vous pondérez comme vous voulez.
  • de faire un bilan d’items par matière et, avec l’extraction html et les infobulles, de repérer chronologiquement les compétences évaluées en dernier sur un travail à la maison et de faire alors une petite évaluation classe individuelle sur ces compétences ce qui atténuera l’influence des devoirs maisons.

Je fais personnellement un mixte de ces deux idées.


La vraie question est-elle de pondérer un travail en temps libre ou de savoir ce qu’on évalue dans un travail en temps libre ?

  • Soit on intègre les connaissances sur le fond comme une évaluation individuelle en classe. Je ne vois alors pas trop le problème, on décide de faire confiance. L’élève a juste des conditions de travail différentes.
  • Soit on estime que le travail en temps libre n’est pas fiable sur l’autonomie de l’élève et on ne compte que la forme et des items spécifiques aux devoirs en temps libre (voir plus haut).

Évaluer par items ou par compétences fait se poser certaines questions sur le travail en temps libre et le sens donné à ce travail par l’élève et l’enseignant ; je ne suis pas certain qu’affecter un coefficient qui pondère cette évaluation soit l’unique solution. À une époque, je séparais les moyennes et ne mettais la moyenne des travaux en temps libre que dans l’appréciation sur le bulletin. Il y a donc un milliard de chemins.


Il n’existe pas de méthode absolue afin d’enseigner, c’est une
liberté rigolote du cerveau.
Il n’existe pas de limites à l’enseignement, c’est une liberté rigolote de
conviction.