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Roméo et Juliette... un bonheur incomparable

Projet d’invention sur Roméo et Juliette n°2

ACTE V
SCENE PREMIERE
Mantoue. Une rue. Entre Romeo.

ROMEO - Si je puis me fier aux flatteuses assurances du sommeil, mes rêves m’annoncent l’arrivée de quelque joyeuse nouvelle. La pensée souveraine de mon cœur plonge dans le désespoir mais depuis ce matin, une allégresse singulière m’élève au-dessus de terre par de riantes pensées. J’ai rêve que j’arrivais chez ma dame et la trouvais morte, puis je lui fis un baiser, de mes lèvres, je lui ranimais la vie, elle renaissait et me dit que je suis la seule personne au monde qui pourrait la rendre heureuse. Que puis-je espérer plus ? Je patiente et attendrai...

Entre Balthazar, chausse de bottes.

ROMEO - Enfin, Balthazar, je t’attendais impatiemment. Des nouvelles de Vérone ! Comment va ma Juliette ? Et mon père, est-il bien ? Si ma dame est heureuse, il n’existe pas de malheur.
BATHAZAR - Elle est heureuse, il n’existe donc pas de malheur, elle est chez son père, bien en sécurité, bien protégée. Je l’ai vu se réjouir dans le jardin.
ROMEO - Elle est heureuse, sans moi, elle se réjouit, sans moi, elle vit en sécurité chez son père, sans moi. Mais du moment qu’elle est heureuse, c’est tout ce qui compte. Mais moi, que vaux-je sans elle ? A quoi bon vivre ? Ma dame est tout ce qui m’importe dans cette vie. Frappe de cette pénurie, je me dis à moi-même que la mort me soulagera de ma souffrance. Si un homme avait besoin de poison, bien que la vente en soit punie de mort à Mantoue, voici un pauvre gueux qui lui en vendrait. Hola ! L’apothicaire !

Une porte s’ouvre. Parait l’apothicaire.

L’APOTHICAIRE - Qui donc appelle si fort ?
ROMEO - Viens ici, l’ami... Tiens, quarante dictats ; donne-moi une dose de poison.
L’APOTHICAIRE - Mais bon sang, que vous arrive-t-il comme malheurs encore ? Quoi qu’il arrive, il faut se calmer.
ROMEO - J’ai tout perdu, j’ai vraiment tout perdu. Je ne veux plus vivre.
L’APOTHICAIRE - Tout peut s’arranger,...
ROMEO - N’en parlons plus ! Vas-tu me vendre une dose ou non ?
L’APOTHICAIRE - Mais la loi de Mantoue, c’est la mort pour qui débite les poisons meurtriers.
ROMEO - Toi aussi tu as peur de mourir. Va-t’en. Je veux rester seul maintenant.

SCENE II
Le lendemain.
Romeo, seul dans sa chambre.

ROMEO - J’ai fait le même rêve ! J’ai le sentiment que Juliette m’aime toujours passionnément. Est-elle vraiment heureuse donc ? Que dois-je faire ? J’irai la chercher... Non, face à son père, y compris son fiance si cela se trouve, je n’ai pas le courage. Mais c’est la seule solution, je me confronterai a tous les obstacles qui m’empêcheront de parvenir à ma Juliette, je la trouverai, à n’importe quel prix.

SCENE III
Le jardin de Capulet.
Sous les fenêtres de l’appartement de Juliette.

JULIETTE - Je ne puis plus te voir, plus jamais.
ROMEO - Si tu dis cela, tu m’aimes encore ?
JULIETTE - Je t’aimerai pour toujours.
ROMEO - Souffres-tu sans ma présence ?
JULIETTE - Enormément, il n’y a pas plus souffrant qu’une vie sans toi mon Romeo. Mais j’essaye, je m’adapte, sinon mes parents te tueront.
ROMEO - Sans toi je meurs aussi, tout mène a une même fin ma pauvre Juliette. Nous ne pouvons pas nous laisser perdre aussi facilement.
JULIETTE - Que veux-tu que nous y fassions ?
ROMEO - Te souviens-tu du moment où tu m’as demande « Veux-tu donc partir ? » ? Eh, bien Madame, partons, fuyions de ce monde cruel, allons loin pour un ailleurs ou nous pouvons être ensemble. Un futur incertain et tout aussi insécurisé. Du moins, je vivrai à tes cotes pendant les derniers moments de ma vie. Découvrons ensemble le bonheur avant qu’il soit trop tard. Mes rêves me préviennent que je dois te protéger et m’occuper de toi.
JULIETTE - Romeo, tu sais bien que tu es la seule personne au monde qui pourrait me rendre heureuse. Mon cœur te croit.

Phuong Linh, Benedicte et Da Au Nhi