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Monologue de Vélvétsia

Par MINH VIGAN Célia et LEJEUNE Valentine

Velvétsia est les personnage le plus discret de la pièce, nous avons donc décidé, dans le cadre d’un monologue, de lui donner la parole à propos de son ressenti concernant : sa famille, son mariage et les événements passés récents.

« Voilà, c’est fait, je viens de me marier. Ce fut l’une des plus belles journées de ma vie... Non je déconne. On me prend souvent pour la jeune fille sans avis, celle qui se fait toute petite, discrète, insignifiante dont seul l’amour donne un sens à son existence. Je ne suis pourtant pas aveugle, et la perspective de ne vivre qu’avec Popotshenko jusqu’à la fin fait naître quelques appréhensions, bien entendu. Je ne les exprime pas, je ne les montre pas car dans une famille comme la mienne, mes opinions ne sont de toute manière pas écoutées. Mais tiens, parlons-en de ma famille.
Ma grand-tante, son décès n’arrange rien à la situation. Elle fut une femme très exigeante et manipulatrice tout comme l’ensemble des femmes qui composent ma famille avec ma mère et maintenant ma belle-maman qui comme une pure coïncidence, bien qu’elle ne soit pas du même sang, a un caractère de merde. Rendre la vie impossible à leurs époux et encore plus à leurs enfants semble être une nécessité morale pour leur bien-être. Nous constituons ce que l’on pourrait appeler le royaume des opprimés. Mon fiancé lui-même peut en témoigner. Sa mère, quoi que l’on puisse en dire, n’a de place en son coeur que pour son fils. Son exécrable caractère et son franc-parler sont ce qui font d’elle une perpétuelle insatisfaite et ma famille provoque chez elle un profond dégoût. Remarque, au moins, nous avons cela en commun !
Ma mère, qu’on le croie ou non, malgré son égoïsme exacerbé et sa férocité instinctive, elle tient à mon bonheur comme l’a prouvé son énergie et sa forte motivation à l’égard de mon mariage quelque soit les obstacles rencontrés. Ce mariage représenté tout pour elle. Et maintenant que ce moment est fini et vu combien la cérémonie fut, à ma plus grande surprise, composée de plus d’imprévus que de poulets rôtis, que va t-elle bien pouvoir faire de sa vie ? Elle aurait pu raconter ces anecdotes à propos de ce ‘merveilleux mariage’ qui se serrai passé dans les ‘meilleures conditions possibles’, cela nous aurait fait gagné quelques mois de tranquillité. Mais non, même le bon dieu semble être contre nous. Elle pourra cependant raconter cette formidable épopée que nous avons vécu à se geler les miches au sommet de L’Himalaya juste avant le jour du mariage. Et deviner le pire dans tout ça : y’avait pas un chat. Évidemment, en Hiver, sur une montagne. À par une famille de timbrer comme la mienne qui aurait pu s’y trouver ? Et bah vous devinerai jamais : des fruits. On a rencontré pamplemousse et mandarine. Mais le soleil leur manque tellement, rien que leur ressemblance alimentaire montre combien ils sont désespérément en manque de chaleur. Mais j’y pense.. Comment on a bien pu se trouver au sommet de l’Himalaya bordel !?
Mon père, tout comme celui de mon fiancé n’ont pas eu leur mot à dire sur la question. Ils ont si peu de jugeote. Quels hommes aurait pu se marier avec des femmes pareilles si ce n’était pas dut à une débilité profonde. Mon beau père est mort et il a fallut une journée pour s’en rendre compte si bien que je ne sais pas si mon mari est au courant. Remarque ce n’est pas si mal. À par parler d’un Allemand allant dans un restaurant chinois, son vocabulaire se limiter à décrire mon postérieur. Il connaissait mieux mes fesses que je ne les connais moi même. Et le pire dans tout ça c’est que toute ma famille fait pareil ! Mon père, est un cireur de chaussure. Oui effectivement à plein temps, avec sa propre bave, à lécher les bottes de ma mère au quotidien et de façon non rémunéré !
Toute ma vie je n’eut pas le droit à mes propres expériences issues uniquement de ma volonté, de ma propre liberté. Mon mari, fut mon unique opportunité d’exprimé en outre que je pouvais avoir un avis en ce qui concerne ma vie. Mon mari.. il est ma couverture. Je n’ai qu’à paraitre intensément amoureuse pour éviter les problèmes même si, il est vrai, j’aimerai parfois libérer cette colère en moi. Il me ressemble, pleins de secrets, discret. Les seuls moments où ils se lâche, sont lorsqu’il est avec moi ou bien lorsqu’il est complètement bourré. Il est ma stabilité, mon socle sur lequel tenir en cas de séisme familial.
Je critique mais malgré tout cela, je sais que je ne pourrais être arrivée là où j’en suis sans eux. Ils m’ont permis de me définir et de rencontrer celui avec qui je partage aujourd’hui officiellement ma vie. Je les aime éperdument et rien ne me ferait plus de mal que de devoir un jour les perdre. Ah ! Je vous ai bien eu. La vérité, je les déteste, qu’ils crèvent tous en enfer et même là, comme l’a si bien fait ma grand-tante pour mon mariage, ils arriveront encore et toujours à me pourrir l’existence. »