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MPS - Saison 2 - De Gentius Meros à Thomas Cavendish

Bonjour chers experts scientifiques de Seconde B

 Le « Santa Anna »

Le message de notre ennemie Gentius Méros que vous avez brillamment décrypté contenait surtout les deux expressions importantes « Santa Anna » et « Le galion de Manille » ; ces deux expressions m’ont grandement aiguillé dans le tri de mes archives.

De la fin du XVIe siècle au début du XIXe siècle, le galion de Manille, également appelé galion de Manille-Acapulco ou galion d’Acapulco, était le nom donné aux navires espagnols qui traversaient une ou deux fois par an l’océan Pacifique entre Manille, aux Philippines espagnoles, et Acapulco, principal port de la côte Pacifique de la Nouvelle-Espagne. Les marchandises asiatiques, débarquées à Acapulco, étaient ensuite transportées par voie terrestre jusqu’à Veracruz, puis chargées par les galions de la flotte des Indes, qui les emmenaient en Espagne. Le galion suivait également le trajet inverse, partant d’Acapulco et se dirigeant vers les îles Philippines, après avoir fait escale à Guam.

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Routes commerciales espagnoles et portugaises au XVIe siècle {PNG}
Les routes des galions sont en blanc

 « Les Chiennes Des Mers »

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Ce sont au total 110 galions qui prirent la mer entre 1565 et 1815. Les galions restaient le seul lien possible entre les Philippines et la vice-royauté de Nouvelle-Espagne et, au-delà, avec l’Espagne. Jusqu’en 1593, trois bateaux ou plus quittaient les Philippines chaque année. Ce commerce devint vite lucratif et donc dangereux ! Aussi les marchands de Séville présentèrent-ils une requête à Philippe II d’Espagne afin qu’il assure la sécurité des galions tant les attaques de pirates et de corsaires devenaient fréquentes sur les mers du Pacifique.


Afin d’assurer la sécurité des galions, le grand Philippe II, roi des Espagnes, recruta « les Chiennes Des Mers », équipe de guerrières commandée, au début, par... Gentius Méros !

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Ces femmes défendirent les galions face aux attaques des pires pirates du XVIe et du XVIIe siècle. Elles gagnèrent tous leurs combats, tous... Sauf un ! Celui du galion nommé « Santa Anna » attaqué en 1586 par l’indomptable pirate Thomas Cavendish. Ce dernier fut payé par MEPHISTO afin de piller ce galion, massacrer ses occupants et surtout récupérer les katanas du sanctuaire. Dans ce terrible combat, la tête de Gentius Méros tomba tranchée par la lame de Cavendish. Quelques jours avant son décès, Gentius avait senti la présence indirecte de Mephisto, elle s’était alors entretenue avec le mathématicien alchimiste Blaise De Vigenère à bord du « Santa Anna ». Blaise était un spécialiste du chiffrement de message, il était embauché secrètement par Philippe II d’Espagne afin de le tenir directement au courant des faits et gestes suspects sur les galions. Les Sternes des Aléoutiennes, magnifiques oiseaux migrateurs du Pacifique, leur permettaient d’entretenir une discrète communication codée ! Officiellement, Blaise était sur le « Santa Anna » en tant que conseiller scientifique du capitaine du bateau.
Thomas Cavendish (1560-1592)

 Le mathématicien Blaise De Vigenère

Blaise De Vigenère (1523-1596 )

Pendant le carnage du « Santa Anna », peu de personnes eurent la vie sauve. On épargna quelques’unes des Chiennes Des Mers afin de servir de filles de joie et on laissa le mathématicien alchimiste ramasser sa vie, ses trois ou quatre oiseaux en cage et ses quelques mallettes. Le scientifique fut mis aux fers. Cavendish s’intéressait particulièrement à Vigenère, ce dernier avait la réputation de changer le bois en métal, le métal en bois ; il pourrait sans soute transformer le bois en or ! Au lendemain du massacre, un matelot descendit donner de l’eau à Vigenère, il remarqua que les oiseaux n’étaient plus dans la cage et qu’il manquait une mallette.

— Où qui sont tes fichus moineaux ?

— Je suis prisonnier, les ailes des sternes sont ma liberté !