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Le tueur du lac Jean Veau

Investigation policière en MPS - Seconde A (2015-2016)

par BARRE Philippe

Le 17 février 2016, comme tous les jours, deux joggeuses faisaient leur série d’exercices quotidiens aux alentours du lac Jean Veau. Ce fut la dernière fois qu’on les vit, vivantes.

Témoignage

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A peu près une semaine plus tard, un autre promeneur malchanceux, longea et passa de ce même côté du lac. Il nous apprendra plus tard avoir vu des restes de vêtements de femme par terre, mais ne pas y avoir fait trop attention. C’est alors qu’à peine il vit ces étranges éléments qu’il fut frappé derrière la tête et s’évanouit. Quand enfin il fut réveillé, il remarqua, selon ses dires, des dizaines de corps jonchant sous le sien. Apeuré, c’est à ce moment qu’il prit la fuite, et arriva au commissariat où il nous raconta tout ce qui lui était arrivé. Il est aussi important de noter qu’avec l’état de choc dans lequel il se trouvait, ses souvenirs ne sont pas suffisamment clairs et complets. Certains détails auraient très bien pu lui échapper, et nous échapper. En tout cas, pour l’instant, il représente le seul témoin et rescapé dont nous disposons dans notre enquête.

La scène du crime

Lors de l’arrivée des policiers sur la scène du crime montrée par la victime, voici ce qu’ils ont pu trouver et déduire :
• Les vêtements de femme à 150 m des cadavres.
• Un empilement de 3 corps humains, tous morts poignardés de multiples coups.
• Un message crypté retrouvé par-dessus, qui doit dater de juste après le départ de notre témoin.
• Un pendu aux joues creusées vers l’intérieur.
• 2 autres cadavres de femmes nues, attachées sous un chêne, tuées par poison.
• Un mort enterré vivant, qui doit dater d’au moins 5 semaines, sans aucune trace de quelconque blessure.
• Chaque victime a été tuée à environ une semaine de décalage, mis-à-part les femmes et les poignardés, morts au même moment.
• Chaque meurtre a été commis de manière différente.

Au commissariat
Lorsque l’homme arrive au commissariat, les policiers remarquent en fouillant dans sa poche un papier blanc, cependant la notion de blanc est relative, il s’agissait en fait d’un message invisible.

D’après le peu de souvenirs qu’il lui reste, l’individu explique qu’il ne l’avait pas dans sa poche au moment du crime, ni après. Les policiers supposent qu’il serait peut-être le meurtrier qui est responsable du crime. La police scientifique a recueilli avec précaution ce papier et l’amène au laboratoire pour l’analyser. Au laboratoire, on a testé l’échantillon, puis essayé de faire apparaitre le message avec une lampe UV mais les experts malheureusement échouent lamentablement. Puis ils ont tenté avec une bougie en chauffant la feuille par le dessous, suffisament loin pour ne pas bruler cette preuve importante. Le message apparaît : N’ESSAYEZ PAS DE VENIR ICI ! VOUS NE ME TROUVEREZ JAMAIS ! 
Après avoir trouvé le message invisible, le commissaire trouve que cet indice ne permet pas d’avancer beaucoup sur l’enquête.

Celui-ci demande au monsieur de s’efforcer un peu, et d’aller chercher au plus profond de sa mémoire pour identifier le suspect. Même un tout petit détail serait suffisant pour faire avancer l’enquête. Tout d’un coup, la silhouette du coupable lui revient un tout petit peu en tête. Le coupable d’après sa description, semble être grand, très maigre et porte des lunettes.

Au laboratoire
Le cadavre d’une des trois personnes poignardées a été emmené au laboratoire pour l’autopsie.

Après un instant, le médecin légiste annonce les résultats. En inspectant les hémorragies sur le cadavre, il découvre que la force du poignard émise par le coupable est très puissante en analysant la profondeur des coups. Il présume alors que le suspect est un homme, mais cela ne rejette pas la possibilité que ce soit une femme puissante. Il a aussi appris que la force du poignard émise est identique pour les trois cadavres et donc il dit que cela renforce sa théorie que les trois personnes ont été tuées par le même suspect. Il a aussi pu obtenir la date de la mort de ces cadavres : il y a 3 jours. Il a déterminé cette durée en se basant sur quelques facteurs : le corps commençait à se gonfler et la mousse de sang commençait à couler à travers la bouche et le nez.

Difficile de savoir si le coupable est un homme, une femme ou plusieurs personnes différentes

Pendant ce temps, la police venait juste de dénicher du sol le cercueil du mort enterré, beaucoup trop fragile et en cours d’effondrement. Même si on avait ouvert le coffre et isolé le site avec soin, il fallait préparer davantage pour déterrer un objet si lourd et délicat sans l’abimer ou l’altérer. À cause des multiples brisures du maigre bois de charpente, de la terre avait pu tomber dans le cercueil au cours du temps. En effet, presque la totalité de la boite est remplie, solidement, de terre. Le corps que la police a pu extraire de ce sédiment semble avoir été mort il y a beaucoup plus longtemps que les autres, mais n’apporte aucune information sur le tueur, même après avoir été identifié légalement. Cependant, après quelques jours de stagnation, la police scientifique a découvert un élément intéressant, en appliquant des tests d’identification des ions : la composition de la terre qui se trouve dans le cercueil est différente de celle du reste de l’endroit où il a été trouvé.

Les scientifiques ont exécuté des tests tels que l’identification des ions. La terre dans le cercueil était composé d’ions sulfate, comme le montre le précipité blanc après l’ajout du chlorure de baryum. Pourtant, la terre qui la recouvrait se composait d’ions chlorure et d’ions calcium, correspondant au même type de terre qui peut être trouvé dans le parc. L’ ”ancienne” et la “nouvelle” terres certainement ne venaient pas d’une même endroit. Les scientifiques ont également exécuté un second test sur l’acidobasicité du sol. L’ “ancienne" terre a un pH plus élevée de 7.2, pendant que la “nouvelle” avait un pH d’environ 6.4


Il y a trois semaines, dans les plus lointaines périphéries de Hanoi, à proximité d’une sombre autoroute presque toujours vide, la police a trouvé un cadavre de femme, fusillée récemment, dans les 48 heures avant la découverte à Jean Veau. En comparant le nombre de décès avec le grand cas, celui-ci est considéré comme un cas mineur dont les investigateurs poursuivent d’une manière plus irrégulière et lente. Comme elle était une fille de classe non privilégiée, qui s’est mêlée, après une simple investigation, dans des affaires nocturnes de la cité, la police considérait sa mort comme un hasard. Néanmoins, quelques efforts ont été faits pour obtenir des informations sur ce crime mineur - par exemple, une étude sur la composition du sol pour faire une enquête formelle sur quelques suspects. Après avoir fouillé dans leurs maisons, sur leurs semelles, et dans leurs véhicules, la police abandonne. Mais cette courte recherche, surprise pour les officiers, revenait les servir. Une chercheuse enthousiaste a accidentellement trouvé que l’échantillon de la terre dans le cercueil du mort enterré faisait la paire avec celle appartenant au crime mineur.
Après l’identification de la composition de la terre, l’endroit exact où on peut la trouver est déterminé. Une vague d’enquêteurs a repris le cas et le met en priorité, considérant que celui-ci a un lien étroit avec le grand cas du massacre. Ils se précipitèrent vers le site du meurtre de la fille fusillée, et facilement retrouvent des corps répartis en nombres et en positions relatifs aux autres, pareils au cas du lac Jean Veau. La fusillade à l’endroit du pendu, deux jeunes écoliers battus à mort au lieu des deux empoisonnées, une pile de corps sous une couche de feuilles mortes, aussi poignardés avec la même force et probablement le même couteau qu’à Jean Veau - les détectives ont même retrouvé une nappe de terre où le mort enterré a probablement été enterré avant le déplacement à Jean Veau. Mais qui est ce tueur ? Pourquoi varie-t-il tant ses méthodes en gardant des mêmes formations ? Comment pourrait-il si facilement déplacer et réenterrer une personne morte en plein ville sans détection ?

Après une laborieuse analyse au laboratoire, l’équipe d’analystes découvrit enfin l’identité de la victime ayant été enterrée vivante était en fait la femme de Viet, mais qui a été tellement déformée, qu’on ne pouvait pas la reconnaitre.

Après toute ces déductions, nous en avons déduit au seuil de 95% que les personnes ayant été tuées étaient réalisées par quelqu’un de fort, mais ce n’est pas un tueur professionnel, mais juste une personne qui s’est vengé de la trahison de ces proches. Donc nous avons quelques personnes suspectées du meurtre qui auraient toutes des raisons de tuer tous ces gens :

Binh Nhat. Age 19 ans : Meilleur ami de Viet (le promeneur malchanceux), selon la victime son ami était tellement proche de lui, et est trop dégouté à la vue du sang pour tuer qui que ce soit.

Riccardo. Age 45 ans : Il a des problèmes psychologiques et des fondements sexistes depuis que sa femme l’a trompé avec Viet.

Jeff. Age 31 ans : Garde du corps de la femme de Viet, Viet l’avait déjà surpris lui compter fleurettes, et avoir des liaisons un peu plus intimes que celles que lui permet sa profession .

Pensées du juge Ti
Selon moi, aucune de ces personnes-là a pu effectuer le meurtre tout seul à part Jeff... Mais même pour un garde du corps compétent et surentrainé, il est impossible de tuer 10 personnes et en enterrer une personne en ½ heure de plus, la personne nous ayant donnée la lettre est assez immature, il ne se rend pas compte des risques qu’il court. De plus je suis sûr qu’il considère la facilité pour des inspecteurs de lire de l’encre invisible... Donc il aurait voulu me provoquer ? Je suppose que c’est une personne assez jeune donc, cela pourrait être Binh Nhat... Mais je l’ai testé, il a vraiment horreur du sang !!! Je peux l’affirmer moi-même, Riccardo a trop de problèmes psychomoteurs pour manier un couteau et même l’enfoncer dans quelqu’un... Alors, je peux en déduire qu’il y avait plusieurs meurtriers, et je crois avoir trouver à 85% de certitude quelle serait la manière exacte comment ce massacre est arrivé... Viet nous avait affirmé que sa femme était parti à une fête de bureau le soir. Je suppose que c’était à Jeff de tester les boissons avant de les donner à sa femme. Il a voulu se rapprocher d’elle, mais il a dû se faire repousser. En rage, il mit une pilule pour l’endormir dans son verre et la prise et emmenée au lac. Après, pendant qu’elle était endormie. A la vue de son ami Viet, et vu que c’était juste pour une affaire d’argent qu’il exécutait tout cela, Binh Nhat a dû assommer Viet pour éviter que son ami se fasse tuer par son garde du corps, Jeff. Puis des personnes accoururent et Jeff dû s’en débarrasser, une dizaine avec ses arts martiaux, et quelques une à l’aide de son pistolet équipé d’un silencieux, pour éviter les témoins, il chargea Binh Nhat d’éliminer la femme de Viet pour ne pas avoir de problèmes. Binh Nhat horrifié à la vue du sang, décida de l’enterrer vivante... Bon maintenant que j’ai mes déductions, il faudrait des preuves (en réalisant une autopsie de la femme par exemple), et après annoncer directement au suspect pour observer leur réaction ...