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Laurence anyways

Mardi 10 février en salle 403 à 16h35.

par CÉLIE Frédéric

SYNOPSIS
A la fin des années 80, au Québec, Laurence Alia, professeur de lettres, vit avec Fred Belair, réalisatrice. Les deux jeunes gens mènent une vie insousciante et tumultueuse, rythmée par les fêtes et l’amour de la littérature. Leur existence bascule quand un beau jour, Laurence annonce à sa compagne qu’il s’est toujours senti femme et qu’il voudrait changer de sexe. Fred est bouleversée par cette révélation, d’autant que Laurence, toujours amoureux, veut continuer à vivre avec elle.

CRITIQUEA tous les niveaux, Laurence anyways est donc un film sur le courage. Un courage qui, plus encore qu’une qualité morale, est une sorte de panache, de grandeur. Et une volonté d’honnêteté avec soi-même. Ce que n’illustre pas seulement le personnage de Laurence, mais aussi celui, presque aussi fort, de Fred. Celle qui a le courage de vouloir comprendre, accepter l’incroyable, puis le courage de dire qu’elle ne peut pas comprendre.
On sent une envie de défi chez Xavier Dolan, jeune cinéaste de 23 ans. Révélé par un film à vif et stylé (J’ai tué ma mère, 2009) puis passé à une séduction plus lisse (Les Amours imaginaires, 2010), il prend ici des risques. Comme Laurence. Un film très long qui raconte dix ans de vie, le grand jeu ? Au lieu de se couler dans le moule romanesque lyrique des fresques cinématographiques, Dolan ose un étonnant collage, juxtapose toutes sortes d’images.
Un impressionnant puzzle pour raconter comment va se construire, morceau par morceau, une nouvelle vie. En un mot c’est un film magnifique.
Télérama